Société Belge d'Etudes Celtiques

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BISBEC n°247 avril 2015

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DIXIEME JOURNEE D’ETUDE

DES AMIS DES ETUDES CELTIQUES

Sur le thème Femmes, reines et déesses chez les Celtes, les Amis des Etudes Celtiques organisent cette journée le samedi 18 avril, de 9H30 à 18H, dans l’amphithéâtre Gustave-Roussy, 15 rue de l’Ecole-de-Médecine à Paris (métro Odéon). En voici le programme :

* Jean Haudry, Femmes, reines et déesses dans la tradition indo-européenne

* Philippe Jouët, Persistance des images féminines dans la tradition celte

* Venceslas Kruta, La femme celte avant la romanisation

* Bernard Robreau, La Minerve celte

* Philippe Walter, Macha : la reine, le masque et la Souveraineté celte.

 PAF : EUR 45,- (EUR 20,- sans le lunch). (inscriptions à confirmer avant le 10 avril à J. Josypyszyn, 179 rue de Tolbiac, F75013 Paris).

 

BRONZIERS AU BORD DU LAC : TRESORS CACHES DU LATENIUM

Ce temps des vacances de Pâques offre les dernières semaines pour aller admirer la très belle exposition au Musée du Malgré-Tout à Treignes.

Il y a trois mille ans, plus de cinquante villages occupaient les rives du lac de Neuchâtel. Leurs habitants vivaient d’agri-culture, d’élevage et, bien sûr, de la pêche. Ces hommes d’un autre âge étaient aussi d’habiles artisans travaillant notamment l’argile et le bronze. Leurs échanges commerciaux s’éten-daient au-delà des Alpes. Les nombreux objets archéologiques présentés au Musée du Malgré-Tout sont montrés au public pour la première fois : un véritable trésor caché , collecté sur les rives du lac entre 1870 et 1920 mais redécouvert très récemment par la communauté scientifique,  quand les familles des collectionneurs en ont fait don au musée du Latenium à Neuchâtel. Leur prêt offre une occasion unique de se plonger au cœur du passé en découvrant la vie quotidienne des artisans de l’Age du Bronze !

Jusqu’au 19 avril 28 rue de la Gare à Treignes (Viroinval), en semaine de 9H30 à 17H30, les week-ends et jours fériés de 10H30 à 18H30.

VIENT DE PARAITRE

Marcel  MEULDER, Quelques parallèles entre les mythes grec de Persée et celte de Lugh, Bruxelles, SBEC, 2015, 99 p., EUR 15,-

Il existe de nombreuses similitudes entre le curriculum vitae du dieu celte Lugh et celui du héros argien Persée.

À leur grand-père est prophétisée une mort de leur main ; ce grand-père a usurpé le pouvoir et tient enfermée sa fille ;

malgré cela, un être divin ou d’origine divine la met en-ceinte ; naissent un ou plusieurs enfants, dont un survit pré-servé de la noyade (le nouveau-né entretiendra par la suite des liens avec les poissons) ; cet enfant est élevé à l’étranger, sur une île, par une femme (mère ou nourrice) et par le dieu de la mer ou un descendant de celui-ci (la mer symbolisant l’Autre Monde) ; dans sa jeunesse, il libère sa patrie (parfois d’adop-tion) de l’agresseur, de l’usurpateur et/ou du tyran qui l’accable de taxes ; enfin, il tue son grand-père lors d’une confrontation (guerre ou jeux), accomplissant, qu’il le veuille ou non, la prophétie ; il meurt victime de ses propres armes.

D’autres similitudes sont établies en amont et en aval du mythe de Persée, en amont entre l’enlèvement d’Eadhain par Midhir et celui par Zeus d’Io, lointaine ancêtre de Persée, en aval entre Héraclès, un Perséide, et Lugh, et entre David de Sassoun, le “Lugh” arménien, et Bellérophon (un hôte de Prœtos, grand-oncle maternel ou père de Persée), quant à la monture et l’épée extraordinaires dont ils disposent, ainsi qu’à la tentative et l’accusation d’adultère dont ils font l’objet.

Les divers déplacements de Persée à travers l’espace marin suggèrent de présenter une nouvelle étymologie significative de son nom, à savoir la racine *per- indiquant originellement la traversée.

Aux divers éléments du mythe de Persée comparables à la « biographie » de Lugh s’intègrent des éléments comme les diverses étapes d’un rite d’intégration du jeune homme, et comme l’intronisation royale, ainsi que d’autres dont la facture est indo-européenne, comme l’adoption d’un nouveau nom pour Persée, le banquet de Polydectès auquel il est invité, la promesse quelque peu vantarde d’accomplir un exploit, le combat qu’il livre contre un monstre, les quatre fonctions qui semblent recouvrir l’existence de Persée (adoption d’un nom et aide divine : première fonction ; exploits du jeune guerrier : deuxième fonction ; mariage : troisième fonction ; une certaine marginalité et une mort conséquente d’un exploit : quatrième fonction). 

UNE DECOUVERTE MAJEURE A  LAVAU

Toute la presse franco-belge a signalé la décou-verte, qualifiée d’exceptionnelle par l’Institut Natio-nal de Recherches Archéologiques préventive, d’une tombe princière gauloise du premier Age du Fer, à Lavau, à quelques kilomètres de Troyes (Aube). Elle fait partie d’une vaste nécropole en usage depuis l’Age du Bronze jusqu’aux temps gallo-romains. Le défunt, dont les restes n’ont pas encore été dégagés, repose avec son char au cœur d’une chambre funéraire de quatorze mètres carrés La présence d’un grand couteau dans son fourreau laisse supposer qu’il s’agit bien d’un homme. Un squelette de femme a été mis au jour dans une tombe adventice, antérieure à celle du prince et il est très possible qu’il y ait eu un lien de parenté entre eux. Le mobilier, comprenant de la céramique d’importation grecque, un riche chau-dron de facture méditerranéenne, une œnochoé, une passoire et d’autres récipients destinés au service du vin ne manque pas de rappeler le célèbre mobilier de la Dame de Vix et témoigne, comme celui-là, d’importants échanges économiques à longue dis-tance.

XXXIXe colloque afeaf nancy 2015

Le prochain colloque de l’Association Française pour l’Etude de l’Age du Fer se tiendra, du 14 au 17 mai, au Domaine de l’Asnée, 11 rue de Laxou (F54603 Villers-lès-Nancy) à quinze minutes du centre de Nancy. Pour toutes informations pratiques, s’adresser aux organisateurs : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

UNE NOUVELLE INSCRIPTION A ARLON

Le nouveau cours de langue gauloise à l’Université Libre de Bruxelles suscite des vocations et nourrit des espoirs... Trouvera-t-on un jour une nouvelle inscription gauloise en Belgique ? Certains ont ainsi relevé la mise au jour récente d’un texte en cursive latine à Arlon (Luxembourg belge)[1] et attendent avec impatience son déchiffrement (en cours). Ce n’est pas la première fois, même si cela reste extrêmement rare et, jusqu’ici, toujours en latin. Ne rêvons pas trop...

TOUCHATOUT ET LES ANCÊTRES D’ASTERIX

 

L’intérêt récent pour la vision des Gaulois au dix-neuvième siècle[2] a largement interrogé les grandes œuvres d’art, les premiers essais scientifiques et les manuels scolaires. Sauf erreur de notre part, nul n’a encore scruté les témoignage de la plus ancienne bande dessinée sur les Gaulois : celle de l’équipe du journal satirique parisien Le Tintammarre animée par Touchatout (Léon Bienvenu) dans le premier chapitre de son Histoire de France tintammarresque (p.7-27). Ce chapitre date de 1867, soit de l’époque où,  soutenue par l’intérêt passionné de l’empereur Napoléon III, l’archéologie avait entièrement renouvelé l’image de la Gaule préromaine. Certes, de façon encore très imparfaite mais avec un écho tel que ses naïvetés sont restées largement présentes dans l’esprit du public. Et si l’équipe du Tintamarre adopte le ton d’une parodie farceuse, ce n’en est pas moins à partir des plus sérieuses affirmations des celtologues de son temps. Pour l’amusement des membres de la SBEC, nous reproduisons ici leur texte. Il ne nous est bien sûr pas possible de reproduire les illustrations qu’elles accompagnaient : nous laissons à de plus compétents le soin éventuel de les disséquer....

C.S.

HISTOIRE DE FRANCE   TINTAMARRESQUE

DEPUIS  LES TEMPS LES PLUS RECULES JUSQU'A NOS JOURS  ILLUSTRÉE PAR G. LAFOSSE   avec le concours de MM. D. BANER, A. GILL, P. HADOL  A. LE PETIT, ROBIDA, etc., etc.     PARIS   AUX BUREAUX DU JOURNAL L’ÉCLIPSE   l6, RUE DU CROISSANT

* (La Gaule) était bornée, d'abord par son ignorance crasse,  et ensuite par l'Océan britannique, le Rhin, les Alpes,  la Méditerranée et le grand Océan.

Les renseignements que nous avons pu recueillir à  grand'peine sur ces temps reculés ne sont pas très-précis ;  cela se conçoit, vu le nombre de siècles écoulés depuis  ces époques barbares.   Il paraît pourtant assez sérieusement établi que le  territoire était inculte, marécageux, et les chemins de  fer aussi rares que les bêtes féroces l'étaient peu.

* Les Gaulois étaient superstitieux à l'excès : un casse-noisette, formant, par hasard, sur la table, une croix  avec un couteau à dessert, était pour eux l'indice d'un  grand malheur.   Dès qu'ils se trouvaient treize quelque part, ils tuaient  l'un d'eux à l'instant, afin d'empêcher que ce nombre  fatal ne fît mourir quelqu'un dans l'année.

* Ils possédaient un assortiment de divinités assez  complet. Ainsi, ils avaient Thor et adoraient Tharamis.   Avaient-ils raison d'avoir Thor et d'adorer un des  trois mousquetaires d'Alexandre Dumas ? C'est un point      sur lequel les moralistes ne sont pas encore tombés  d'accord.

* Ils croyaient à la métempsycose et prêtaient volontiers  de la filasse à leur voisin, à la condition que ce dernier  leur en rendrait la valeur, en laine, quand il serait devenu mouton. .

* Tous les ans, ils détachaient pieusement le gui sacré des grands chênes de leurs forêts et en faisaient des infusions, pour guérir leurs furoncles et détruire la vermine dont leurs habitations étaient assez abondamment  pourvues.

* Dans leurs cérémonies religieuses, ils immolaient  assez volontiers des taureaux et de préférence des  hommes, ce qui coûtait moins cher.

* Ils avaient pour ministres de leur culte de braves  gens,, appelés druides, qui, à l'instar de Calchas, le grand augure, ne se privaient guère de recom-mander  aux fidèles la plus grande sobriété dans l'offrande des  fleurs[3] et prisaient beaucoup mieux les œufs, le fromage  et le curaçao de Hollande.

* En examinant avec un peu d'attention l'esprit de ces  âges primitifs, on reconnaît sans trop d'efforts que,  malgré l'absence de toute Banque de France et de toute  espèce d'administrations financières, le sac d'écus jou-issait, comme de nos jours, de certain prestige et de  certaines prérogatives.   Ainsi, nous voyons que lorsqu'un Gaulois, qui avait  des Nord et des Mobilier en portefeuille, avait une petite  colique ou un rhume de cerveau, les druides, pour  attendrir leurs dieux, construisaient d'immenses manne-quins d'osier qu'ils bourraient d'esclaves, et y mettaient  le feu.

* Nous devons convenir, d'après cet édifiant tableau,  que la médecine a, depuis, fait quelques progrès.   Nélaton fait, il est vrai, payer deux cents francs ses  visites, mais il prescrit la même tisane de chiendent et  le même bain de pieds à la moutarde que le médecin  qui se dérange pour trois francs.

* Tous les historiens s'accordent à nous représenter les  Gaulois comme emportés, audacieux, colères et se flanquant très volontiers une tripotée pour un domino posé  de travers ou un coup douteux de bezigue ou de whist.

* Leurs femmes, à cet égard, ne valaient pas plus cher  et en arrivaient très facilement aux gifles entre elles  après s'être reproché réciproquement, en termes violents,  leur nombre respectif d'osanores[4] et de faux cheveux[5].

* Les Gaulois étaient très avides de nouvelles, et conséquemment très crédules. Ils attaquaient les voyageurs sur les routes rien que  pour leur faire raconter les histoires des pays qu'ils  venaient de parcourir. Un petit journal à un sou eût été, dans ce temps, la  fortune de son fondateur.

* Les filles choisissaient librement leurs époux, entre la  poire et le rince-bouche, dans un repas auquel les parents conviaient tous les jeunes gens de la sous-préfecture. Seulement, les jeunes gens ne choisissaient pas leurs femmes et étaient forcés d'épouser la fille de la  maison, fût-elle rousse ou borgne , quand elle avait dit,  en leur tapant sur le ventre :      — Papa, c'est ce gros rougeaud-là que je veux.

* Il est vrai de dire que cette injustice apparente était  atténuée par une disposition toute protectrice pour le  sexe fort :   le mari avait droit de vie et de mort sur sa conjointe  et ses rejetons.   A la faveur de cette clause, qui fait le plus grand  honneur à la sagacité de nos ancêtres, il était exces-sivement rare qu'une Gauloise oubliât de poser un bouton  au faux-col de son Gaulois ou ne lui tînt pas son dîner  prêt à la sortie de son bureau, le moindre oubli des  devoirs conjugaux pouvant amener pour la Gauloise une  forte triquée, ou même... l'étranglement pur et simple.

* La fidélité des Gauloises à l'égard de leurs maris était,  de la part de ces derniers, l'objet de soins tout particuliers, et ils avaient imaginé différents moyens de s'assurer qu'ils n'étaient pas trompés par leurs épouses.   Ainsi, par exemple, lorsqu'au moment de l'accouchement de sa femme un Gaulois ressentait tout à coup, au sommet de la tête, une démangeaison équivoque,  il prenait l'enfant nouveau-né par une jambe, le plaçait sur un bouclier et allait déposer le tout au milieu  du fleuve le plus voisin. Si le bouclier sombrait, engloutissant avec lui le  marmot, celui-ci était reconnu bâtard.   Si, au contraire, le bébé arrivait doucement au bord, papa Gaulois l'embrassait avec effusion et allait de suite  le déclarer à la mairie de son arrondissement.   Divers historiens prétendent que les Gaulois renoncèrent plus tard à ce genre d'épreuves, parce qu'ils  s'aperçurent que presque tous les enfants se noyaient  et que, par ce fait, la population diminuait sensiblement.

* La nourriture des Gaulois était généralement fort  simple ; elle se com-posait presque uniquement du produit de leur chasse et de la récolte de leurs fruits. Dans  les moments de disette, ou quand la chasse était fermée,  ils se nourrissaient volontiers d'étoupes farcies revenues  dans le suif, et de cailloux marinés.

* Ils s'habillaient avec les peaux des bêtes qu'ils avaient  prises ; celui qui n'avait tué qu'un lapin devait s'arranger  de manière à se tailler, dans la fourrure de sa victime,  un vêtement complet pour la saison ; mais les municipaux n'étaient pas d'un rigorisme exagéré sur le chapitre  du collet-monté de la toilette.

* Les hommes ne portaient que très peu de sous-picds,  pour ainsi dire pas de bretelles, et jamais leur habit  au Mont-de- Piété.  Ils réservaient l’exercice du luxe aux seigneurs et aux nobles.

* Leurs armes favorites étaient l'épée et l'arc. Pour combattre dans les mêlées, ils montaient dans  des chariots , dont les roues faisaient mouvoir, en tournant, d'énormes faux qui charcutaient assez agréablement les nez, les bras et les côtes de leurs ennemis.

* Ils étaient braves jusqu'à la témérité, stoïques jusqu'à  l'idiotisme. Ils refusaient de fuir d'une maison en flammes  dont les murs s'écroulaient sur eux, uniquement dans la  crainte que les passants les traitassent de poltrons.

* Leur discipline militaire ne laissait pas que d'être assez  joviale et l'on raconte que pour un bouton de tunique   mal astiqué, ou une partie de billard un peu prolongée,  Vercingétorix, leur chef, — un Auvergnat qui ne mettait  pas d'eau de Cologne dans ses mouchoirs de poche, —  faisait crever un œil ou couper une oreille à ses soldats.   Ce procédé peut, au premier abord, paraître un peu  barbare; mais lorsque l'on se reporte à cette époque un  peu arriérée, on le conçoit aisément.   En effet, ce brave homme n'avait pas le choix des  supplices : l'Odéon n'était pas bâti[6].

* De l'an 600 à l'an 400 avant Jésus-Christ, les Gaulois  eurent pour principale occupation de chercher à aller  manger la soupe des Romains ; ils y arrivèrent quelque-  fois et en l'an 390 ils parvinrent même, sous les ordres  de Brennus, à se rendre maîtres de Rome.

* Le premier soin de Brennus, en entrant dans la ville  conquise, fut de faire guillotiner les femmes, les enfants  et les vieillards qui y étaient restés, ayant manqué le  dernier train, et de rançonner dur et longtemps ceux  qui avaient de petites économies à la Caisse d'épargne de  l'endroit.   On raconte à ce sujet qu'il faisait peser devant lui l'or des rançons, dans de grandes balances, dont l'un des  plateaux était chargé d'énormes poids de quarante kilos,  et que, lorsque les prisonniers avaient le malheur de  faire une petite observation sur le coup de pouce que  ne manquaient pas d'exécuter les soldats de Brennus,  celui-ci jetait dans le plateau des poids ses bottines et les clefs de son armoire à glace, en leur répondant avec  canaillerie :   — Malheur aux vaincus ! . . . La force prime le droit, (foutre) !

* A partir de ce moment, pourtant, la veine des Gaulois  parut s'amoindrir peu à peu et ils commencèrent même  à recevoir de Messieurs les Romains des décoctions périodiques, qui nuisirent énormément à leur prestige et à leur crédit dans l’esprit du public.

* Enfin, en l'an 50 avant Jésus-Christ, Jules-César s'installa définitivement dans les Gaules, et commença à  répandre chez ces peuplades peu par-fumées les bienfaits  de la civilisation et des arts qui améliorent l'homme et  abrègent de quarante ans la durée de son existence.

* César fit de son mieux pour établir un peu d'ordre dans  les mœurs et la tenue des livres des Gaulois mais, après  sa mort, les empereurs qui prirent son fonds s'arrangèrent si bien que la conquête de César leur échappa peu  à peu.   Vers l'an 260 de l'ère vulgaire, les Francs, nation allemande qui n'avait pas fait grand bruit jusque là,  jugèrent le moment propice et ten-tèrent leurs premières  excursions dans les Gaules.   Leurs petites affaires prospérèrent et, un beau matin  de l'an 420, ils se dirent avec une certaine sagesse :   — Maintenant que nous voilà installés, si nous nous payions un roi !...   Et comme, en ce temps-là, l'adresse et la force physique étaient des droits au pouvoir, ils mirent tous leurs noms dans un bonnet à poil et  en tirèrent un au hasard.   Ce fut celui de Pharamond.

(= p.7-22 de l’original)

C.S.



[1] D. HENROTAY, Arlon : découverte d’habitations romaines en bordure de la rue de la Semois, dans Chronique de l’Archéologie Wallonne, XXII, 2015, p.214 (avec une photographie du texte).

[2] Voir par exemple E. WARMENBOL, La Belgique gauloise, Bruxelles, 2010.

[3] Allusion au grand succès de l’époque, l’opéra-bouffe La belle Hélène de H. Meilhac et L. Halévy (musique de J. Offenbach),  elle-même satire mordante du régime impérial.

[4] Fausses dents.

[5] Allusion au scandale de la gifle donnée par Sarah Bernhardt à une autre sociétaire de de la Comédie Française, à la suite duquel l’actrice avait été exclue et forcée de trouver un autre engagement à l’Odéon.

[6] Il y a clairement là une vacherue contre les prestations de Sarah Bernhardt dans ce théâtre.

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