Société Belge d'Etudes Celtiques

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BISBEC janvier 2017

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meilleurs vœux celtiques

Voulez-vous exprimer vos vœux dans une des langues celtiques ? En voici les formules y compris en manx oublié l’an dernier)

* breton : Nedeleg laouen ha bloavezh mat ! (Noël joyeux et année bonne)

* cornique : Nadelik looan na looan blethen noweth ! (Noël joyeux et joyeux an neuf)

* gallois : Nadolig llawen a blwyddyn newydd yn dda ! (Noël joyeux et an neuf bon)

* erse : Nollaig shona dhuit ! (Noël joyeux à toi)

* irlandais : Nollaig chuidheil agus bliadhna mhaith ur ! (Noël joyeux et année bonne pour vous)

* manx : Nollich ghennal as blein vie noa Noël joyeux et année-bonne nouvelle)


APPEL AUX COTISATIONS

Le Conseil Directeur de la SBEC vous présente ses vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année 2017... et sa trésorerie son appel à régler votre cotisation !

Le Fonds National de la Recherche Scientifique prend en charge une partie des frais de déplacement des collègues étrangers qui interviennent lors de nos colloques ; l’Université Libre de Bruxelles, l’Institut des Hautes Etudes de Belgique et l’Ecole Supérieure d’Informatique nous soutiennent pré-cieusement en mettant gracieusement à disposition des locaux et leur infrastructure pour nos réunions... mais l’essentiel de nos activités dépend exclusivement des cotisations de nos membres. Si une croix dans la case ci-dessus signale que la vôtre est venue à échéance, ne manquez pas de la renouveler pour que, ensemble, nous puissions continuer à faire vivre notre projet.


LA VILLA GALLO-ROMAINE DE

Tour-ET-TAXIS

Nous avions en son temps signalé l’importante découverte de vestiges gallo-romains à Bruxelles, sur le site actuel de Tour-et-Taxis : les traces d’une exploitation agricole et d’un appontement sur un ancien bras de la rivière Senne.

Une exposition les présente jusqu’au 28 février, ouverte gratuitement tous les jours.

Au début de notre ère, les habitants d’une villa romaine – un grand domaine agricole – s’étendant des hauteurs du Lae-kenveld jusqu’à la Senne se débarrassent de déchets domes-tiques, d’objets hors d’usage, d’ossements d’animaux et de matériaux de construction… en les jetant dans la rivière ! Tel est le scénario qui a pu être établi suite à une fouille archéologique d’urgence menée durant l’été 2015 sur un chantier de construction à Tour & Taxis. Une intervention réa-lisée par le Département du Patrimoine Archéologique du Service Public Régional de Bruxelles, en collaboration avec les Musées Royaux d’Art et d’Histoire. Le matériel a été mis au jour dans un ancien méandre, jusqu’ici inconnu, à une profondeur d’environ six mètres. Parvenu jusqu’à nous dans un milieu dépourvu d’oxygène, il est dans un excellent état de conservation.
Six scènes évoquent les activités pratiquées dans l’enceinte de la villa et sur les terres qui y étaient attachées : utilisation de la céramique, habillement et hygiène, artisanat du métal et du cuir, agriculture (élevage, culture de céréales), chasse, de même que la gestion de la rivière dont les berges avaient été renforcées. Une grande vitrine complète la visite en présentant le matériel, aussi riche que varié.
Une remarquable découverte qui illustre la vie quotidienne sur les bords de Senne à l’époque gallo-romaine (deuxième moitié du premier siècle–milieu du troisième siècle).


Les souliers d’or du prince de Hochdorf

rites of FUNERARY reversal

Our latest Bulletin questioned the possible reasons why the Celtic lord of Hochdorf has been inhumated with inverted shoes[1]. Here is what our General Secretary writes on that matter.

Here is what I wrote lately in my doctoral thesis :

Apart from the sword bending and the spear casting ritual, other practices can be discerned. In the Wetwang Slack chariot burials 1 and 3, the iron parts of a wooden shield were found in such a position that the shield must have been placed in the grave boss downwards[2]. This "rite of reversal" is referred to by Parker Pearson (see quotation below) as a common ritual in funerary practices . Turning the clothing on a corpse inside out is mentioned by Parker Pearson as a common practice in many societies.
The mail tunic found in the chariot burial K5 from Kirkburn is unique for the Arras Culture. It is 0.92m long and 0.48m wide. Each link is a ring constructed from iron wire ; each is butt-jointed and linked in a four-in-one arrangement, which is the normal practice in other periods too. The only other mail in Yorkshire is from the Stanwick hoard, which was deposited in the middle of the first century AD. There are a few ex-amples from southern England, but all dated British mails are from the end of LLT, whereas the one from Kirkburn is two centuries earlier. Together with mails from Denmark, Slovakia and Romania, the Kirkburn mail tunic dates from the latter part of ELT
[3].
The mail tunic had been draped over the corpse, face down and inverted. On the underside of the chain mail shirt, where it had been in contact with the man's body, there was some mineralised textile which turned out to exist of two layers, an outer tunic or cloak and underneath a tunic or a gown, both of very fine weaving
[4].

M. Parker Pearson, The Archæology of  Death, 2006, p.26 Rites of reversal and "killing"
The carrying out of actions backwards and things being inverted or turned inside out are common ritual elements in funerary practices. Ucko considers the case of Zulu ce-remonies in which the coffin bearers walk backwards, a hole in the house wall is used instead of the door and 'yes' is used to mean 'no' and vice versa. The eschatology is that of a world of the dead being inverted to that of the living. Turning inside out the clothing on the corpse is a common practice in many societies ; among the Lo Dogaa the smock worn by the corpse was turned inside-out. Reversal reinforces the normality and naturalness of everyday practices by defining their opposite in ritual time. It also serves to separate the dead and their realm from the living. The 'killing' of artefacts associated with the deceased can be linked to concerns with pollution and to the means by which possessions become 'dead' so that they may travel along the same supernatural channels as the spirit. There are many ethnographic as well as archaeological examples of this activity associated with funerary practices.
G. Anthoons


TREFLE, CHARDON, POIREAU... AJONC

 

Presque tous les pays (encore partiellement) celtes avaient leur symbole végétal : le trèfle pour l’Irlande, le chardon pour l’Ecosse, le poireau pour le Pays de Galles, etc. La bretagne vient de choisir le sien.

Les membres du Conseil de l'Institut Culturel de Bretagne, au cours de leur réunion du 10 décembre 2016, ont étudié les propositions qui leur ont été envoyées dans le cadre de l'opé-ration PLANT2016. Entre le début mai et le 30 septembre ont été collectées les réponses des Bretons au sujet de la plante-symbole à choisir pour leur pays. Près de huit cents réponses concernant près de sortes de plantes furent adressées.

Les Conseillers ne purent qu'entériner les résultats : ce fut l'ajonc qui fut cité le plus souvent. Voici les chiffres des plantes proposées dix fois ou plus : l'ajonc 207 fois ; la bruyère 96 ; l'hortensia 74 ; le genêt 74 ; le blé noir 25 ; l'hortensia bleu 14, l'armérie maritime 12 ; l'artichaut 11 ; le narcise des Glénan 10. quarante-huit ont été citées une seule fois.

Les arguments en faveur de l'ajonc mis en avant par ceux qui l'ont proposé sont nombreux et variés : en fleurs toute l'année, à l'origine de dictons et de devinettes, les paysages, la nourriture pour les chevaux, etc. Une équipe, ouverte à tous, dont le but sera de promouvoir l'emploi de cette plante, sera créée au sein de l'Institut Culturel de Bretagne.

E. Pianezza-Le Page



[1] D. Giraudon – C. Sterckx,  Les souliers d’or du prince de Hochdorf. BISBEC XXX, 2016, p.63-65.

[2] J.S. Dent,  Three Cart Burials from Wetwang, Yorkshire. Antiquity, LIX, 1985, p.88-92.

[3] I.M. Stead, Irpn Age Cemeteries in East Yorkshire, Londres,  1991 p.54-56.

[4] E. Crowfoot; The Textiles, dans I.M. Stead, cit., 1991 p.122-123.

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