Société Belge d'Etudes Celtiques

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NOUVEAUTÉS PROTOHISTOIRE Avril 2012

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La Librairie archéologique

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BOFINGER J., HAJDU R. Keltengold. Die Schätze der Fürstengräber in einzigartigen Aufnahm, 2011, 160 p., nbr. ill. coul. - 49 € / 42458
Kostbare Funde der Keltenzeit wie prachtvoller Schmuck, reich verzierte Gebrauchsgegenstände, Grabbeigaben und kultische Objekte mit Darstellungen fantastischer Wesen sind das besondere Highlight dieses opulenten Bildbandes: Sie werden in brillanten Aufnahmen ins rechte Licht gesetzt, indem sie z. B. auf Naturuntergrund künstlerisch inszeniert werden. Mit sachkundigen Texten führt der Autor in das Thema ein und stellt einzelne keltische Fürstensitze und Grablegen in Süddeutschland vor.

DELAMARRE X. Noms de lieux celtique de l'Europe ancienne (-500 / +500). Dictionnaire, 2012, 383 p. - 36 € / 42669
Si l'on se représente une carte de l'Europe ancienne montrant les populations qui s'y sont établies dans les quelques siècles qui ont précédé l'extension de l'Empire romain, on s'apercevra qu'une majorité de l'Europe continentale et insulaire a parlé celtique. En effet, on y trouve des toponymes celtiques, c'est-à-dire des endroits où les Celtes se sont installés et ont parlé leur langue, de la Grande-Bretagne à la Dacie, et de la Germanie rhénane jusqu'au sud de l'Espagne en passant naturellement par les trois Gaules, la Narbonnaise, le Norique, la Panonnie et la Cisalpine. Le corpus des noms de lieux celtiques est un ensemble encore plus foisonnant et hétéroclite que le corpus des noms de personnes qui est un domaine bien délimité, circonscrit pour l'essentiel à l'épigraphie et aux textes classiques. Cela pour une raison simple : les noms de personnes gaulois ont disparu avec la romanisation progressive et l'adoption du système de nomination latin puis la christianisation, alors que les noms de lieux de l'Europe celtique se sont prolongés jusqu'à nos jours. Paris, Lyon, Milano, London, Bonn, Nijmegen (Nimègue), Wien (Vienne), La Coruna sont les formes modernes des noms celtiques qui nous sont parvenus par une tradition ininterrompue sur plus de deux millénaires. Ce livre très complet fait le point sur la question et réserve quelques surprises.

GRIMAUD R. Nos Ancêtres les Gaulois, 2012, nvlle éd., 128 p. - 18,5 € / 21075
D'où venaient les Gaulois, qui étaient-ils, quelle était l'organisation de la société gauloise avant la conquête romaine, que sait-on de leur religion, de leur langage ou de leur art ? Autant de questions abordées à la lumière des travaux archéologiques les plus récents.

GUIHARD P.-M. Monnaie et société chez les peuples gaulois de la basse vallée de la Seine. Recherches sur les usages monétaires d'une région entre le début du IIIe et la fin du Ier siècle avant J.-C., 2012, 421 p., 69 fig. - 67 € / 42489
Traditionnellement, la monnaie gauloise est abordée comme un objet d'étude autonome, détaché de son environnement. L'usage qu'en avaient les Celtes de la Gaule préromaine n'a pas suscité de nombreux écrits, peut-être éclipsé par un art monétaire d'une exceptionnelle qualité. Pourtant, la monnaie, au même titre que tout autre objet issu de la Pensée, trouve sa justification par une fonction, matérielle et concrète pour les hommes amenés à la manipuler. La démarche qui est menée ici tente donc de combler cette lacune, à travers un exemple précis et représentatif : l'histoire monétaire des peuples gaulois de la basse vallée de la Seine entre le début du IIIe siècle et la fin du Ier siècle av. J.-C. Elle replace désormais la monnaie dans la société qui l'a engendrée. Pour partir à la recherche des usages monétaires, il a été nécessaire de s'intéresser aux choix faits par les autorités émettrices en matière de types et de dénominations (poids et étalons), mais aussi de s'interroger sur le sens des légendes monétaires et les dynamiques de circulation, c'est-à-dire la durée et la destination des monnaies sur la région. La documentation prend en compte près de 4000 monnaies en or, argent, potin et bronze, toutes issues de milieux variés (trésors, gisements archéologiques et découvertes isolées). Pour gagner en substance, cette collecte préalable a été confrontée à deux autres sources de documentation. L'une est littéraire. Elle a permis, d'après les témoignages des auteurs grecs et latins, de replacer le fait monétaire dans son environnement socio-historique. L'autre est archéologique. Elle a favorisé, grâce à sa démarche objective, une meilleure perception du rapport des populations locales à la monnaie. De là, il a été possible de reconstituer depuis son origine, au début du IIIe siècle av. J.-C., l'histoire des pratiques monétaires dans la basse vallée de la Seine, tout en apportant des renseignements sur les contextes socio-économiques dans lesquels la monnaie a été employée. Ce livre met ainsi l'accent sur l'aptitude des sociétés gauloises à bâtir leur propre système monétaire, bien loin du cliché d'un Astérix utilisant des sesterces pour ses achats.

KOCH L. C. Früheisenzeitliches Glas und Glasfunde Mittelitaliens, 2011, 264 p., 114 ill. - 58 € / 42452
Das relativ gut publizierte Gräberfeld umfaßt überwiegend Körpergräber des 1.-3. Viertels des 8. Jhs. v.Chr. mit in situ dokumentierten Glasperlen. Sie treten öfter und zahlreicher bei Frauen auf und wurden im Grab als Ketten getragen oder neben den Toten abgelegt. Es kommen 13 Perlenformen, 14 Verzierungsarten, 6 Sonderformen und 3 Arten von Glasbügelperlen vor. Nach Material, Farbe, Form und Verzierung lassen sich 13 Perlensorten wie z.B. Melonenperlen oder Augenperlen herausstellen und auf Größe, Farbvariation, Grabkontext und Zeitstellung untersuchen. Die Perlenherkunft ist unklar. Einerseits zeigen importierte Fayenceanhänger und Sonderformen Außenkontakte an, andererseits zeugen Glasbügelfibeln von lokaler Glasverarbeitung. Je nach Fundort variiert die Grundfarbe der Perlen mit blau in Veji, schwarz in Osteria dell'Osa und braun in Pithekoussai, was verschiedene Bezugsquellen oder eigene Werkstätten andeuten kann. Anzahl und Art der beigegebenen Glasperlen zeigen gewisse Zeittendenzen, sind aber sehr individuell und weitgehend unabhängig von Geschlecht, Alter oder Grabreichtum, auch bei herausragenden Gräbern mit Textilgeräten oder Goldschmuck.

LACROIX J. Les noms d'origine gauloise, la Gaule des combats, 2012, 2e éd. rev. et augm., 239 p. - 35,5 € / 26660
Le gaulois en s'est pas conservé seulement dans des noms pittoresques liés à des réalités géographiques ou des éléments renvoyant aux végétaux et aux animaux, il fait aussi référence à des valeurs guerrières, économiques et religieuses. La Gaule des combats recense plusieurs centaines de noms et de mots se rattachant à la guerre. Ce substrat, particulièrement présent dans les noms de lieux, et dont notre vocabulaire garde aussi quelques traces curieuses, montre l'importance des conflits dans la société gauloise.

LULOF P., VAN KAMPEN I. (éd.) Etruscans. Eminent Women, Powerful Men, (cat. expo. Amsterdam et Leiden, oct. 2011-mars 2012), 2012, 184 p. - 40 € / 42453
A unique double exhibition in the Allard Pierson Museum (Amsterdam) and the Rijksmuseum van Oudheden (Leiden) on the fascinating world of the Etruscans. Some 3000 years ago, long before the rise of the Romans, the Etruscan civilization was the most highly developed culture in central Italy. The two museums tell the tale of Etruscan wealth, religion, power and splendour, each from its own perspective. The exhibition in Leiden focuses on Etruscan women, the exhibition in Amsterdam on Etruscan men. On display will be more than 600 top pieces, from the museums' own collections and from many foreign museums.

MARCADAL Y., PAILLET J.-L. Un oppidum gaulois des Alpilles. Les Caisses de Jean Jean à Mouriès (Bouches-du-Rhône), VIIe siècle avant J.-C. - IIIe siècle après J.-C., 2012, 128 p. - 22 € / 42631
Sur la commune de Mouriès existe un site rendu exceptionnel par la beauté de son cadre naturel et par la richesse de son passé : les Caisses de Jean Jean. Sa superficie et la durée de son occupation en font l'un des oppida majeurs de la chaîne des Alpilles. Au-delà, il constitue un élément clé du patrimoine archéologique régional. Dans les années 1930, le célèbre archéologue Fernand Benoit découvre dans les remparts du site des stèles du début de l'âge du Fer portant des gravures remarquables de chevaux et de cavaliers aujourd'hui conservées au musée départemental Arles antique. L'oppidum des Caisses de Jean Jean connaît alors son heure de gloire. Ce n'est pourtant qu'en 1978 que les fouilles reprennent sous l'égide d'Yves Marcadal et de son épouse, rejoints quelques années plus tard par Jean-Louis Paillet. Cet ouvrage est le résultat d'une aventure archéologique commencée depuis plus de trente ans. Il propose une synthèse des travaux de fouilles et aborde les thématiques liées à la vie quotidienne des habitants d'un oppidum gaulois.

PHILIPPON A. (dir.) Statues-menhirs, des énigmes de pierre venues du fond des âges, 2012, nvlle éd., 221 p. - 29,5 € / 22899
Puissante et mystérieuse expression de l'art Néolithique, les statues-menhirs sont les plus anciennes représentations humaines de grande taille. Dressées il y a plus de 5 000 ans, elles continuent à poser de nombreuses questions : représentent-elles des divinités, des héros, des personnages du commun ou des chefs de clan ? Qui les a érigées et dans quels buts ? On en a trouvé par groupes entiers à l'ouest du bassin méditerranéen, dont les plus importantes sans doute dans le Rouergue, mais elles entretiennent aussi des liens avec les premières grandes statues de l'Orient antique. Quatorze auteurs et un photographe apportent des réponses scientifiques à ces questions et avancent des hypothèses pour expliquer les caractéristiques les plus déconcertantes des statues-menhirs : tatouages, changements de sexes, présence d'un objet inconnu... L'esthétique des statues-menhirs est intacte : formes de toute beauté, subtiles, leurs rythmes jouent avec la lumière. Ces mégalithes, stylisés, nous touchent par leurs traits, leurs membres, leurs visages. On sait qu'elles sont préhistoriques, mais leur présence, leur force, surgies du passé, les fait aussi y échapper et nous en oublions leur origine. Elles sont là, devant nous, énigmatiques et fascinantes.

VIAL J. Les Volques Arécomiques et le Languedoc oriental protohistorique. Etude d'une entité ethno-politique préromaine (IXe-Ier s. av. J.-C.), (MAM 30), 2012, 282 p. - 30 € / 42495
Les Volques Arécomiques et le Languedoc oriental protohistorique : au travers de ce sujet, cette étude a pour enjeu de renouveler notre conception et nos méthodes d'étude des peuples gaulois du Midi méditerranéen. En effet, l'approche traditionnelle de ces peuples - largement subordonnée aux textes grecs et latins - a eu tendance jusqu'à présent à les figer dans leur état des IIe-Ier s. av. J.-C., leur conférant ainsi un caractère anhistorique ou les faisant parfois même apparaître comme des créations de l'autorité coloniale romaine. L'analyse préliminaire des textes antiques consacrés aux Arécomiques permet essentiellement de les assimiler pour la fin de l'âge du Fer, à un Etat fédéral d'origine indigène rassemblant les diverses communautés implantées entre Hérault et Rhône, au sein des oppida et autres agglomérations. D'après ces mêmes textes, ce peuple est également susceptible d'être considéré comme un groupe doté d'une identité culturelle propre, un groupe que l'on pourrait donc a priori qualifier d'"ethnique". Or, au contraire du terme "peuple" usuellement employé en archéologie mais ne renvoyant à aucune véritable notion précise, le concept d'"ethnie" tel qu'il a été développé par les anthropologues et les sociologues s'avère susceptible de renouveler notre perception de l'entité arécomique. L'analyse de cette notion montre en effet que l'ethnie doit être considérée, non comme une donnée primordiale, mais comme une construction sociale dont la genèse et l'évolution sont déterminées par le contexte historique. Et de fait, rejoignant cette perspective contructiviste, notre connaissance des sociétés protohistoriques languedociennes laisse à penser que l'existence d'une entité volque arécomique résulte manifestement d'un processus de structuration identitaire et politique propre au monde indigène, dans lequel ni Marseille, ni Rome ne sont intervenues directement et dont l'origine est bien antérieure aux premières attestations littéraires des Arécomiques. Fort de ce constat, nous avons choisi, afin d'étudier l'origine et l'évolution de l'ethnie arécomique, de nous inspirer de la méthodologie proposée par certains anthropologues. En conséquence, la seconde partie de notre étude est tout d'abord consacrée à l'analyse des espaces naturels du Languedoc oriental ainsi que principalement, à la définition à partir de la documentation archéologique, des espaces sociaux qui ont pu concerner au sein de la Gaule méditerranéenne, les populations du Languedoc oriental du Bronze final IIIb au milieu du Ier s. av. J.-C. Cette analyse débouche en définitive sur un essai de restitution de l'histoire des Volques Arécomiques. Il apparaît ainsi que si les populations du Languedoc oriental ont partagé dès le Bronze final une communauté socio-culturelle, leurs modes de vie et leur structuration socio-politique s'avèrent toutefois peu compatibles avec la création d'une identité ethnique d'ampleur régionale et ce jusqu'à la fin du VIe s. Au cours du siècle suivant, il est vraisemblable que les profonds bouleversements suscités par le développement du négoce massaliète dans le sud-est de la Gaule aient suscité une réaction identitaire au sein des populations du Languedoc oriental qui se seraient alors fondés sur leur culture commune pour créer et revendiquer une identité ethnique partagée, donnant ainsi naissance aux Volques Arécomiques. Durant le second âge du Fer, la continuité du monopole commercial de Marseille a sans doute favorisé le renforcement de ce sentiment d'identité commune. Celui-ci a par ailleurs pu offrir aux différentes communautés régionales une opportunité de développer leur structuration politique en créant entre le IVe et le IIIe s. une confédération autour du sanctuaire de la Fontaine, à Nîmes. Enfin, la conquête romaine vient interrompre ce processus de structuration ethnique et politique des communautés du Languedoc oriental ; dès lors, les Volcae Arecomici vont progressivement laisser place à la civitas Nemausensis.

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